Véronique Droux : Les Trésoms

Il est accroché sur le flanc du Semnoz et domine le lac. L’hôtel-restaurant des Trésoms constitue une partie de l’ADN d’Annecy. Véronique et Pascal Droux en ont les clefs depuis 1998 et ont fait de l’établissement un petit joyau où il fait bon vivre.

Véronique et Pascal Droux

Confidences de Véronique Droux, la discrète capitaine d’un navire sur lequel 1 000 collaborateurs en 20 ans sont venus exercer leurs compétences ou apprendre le métier.

Comment vous est venue l’idée  d’acquérir les Trésoms ?
En 1997, en région parisienne, j’enseigne l’histoire de l’art à Creil, mon époux travaille dans la restauration ferroviaire et nous découvrons Annecy lors d’un week-end. C’est en regardant une émission télé sur les bons plans pour reprendre une entreprise en redressement judiciaire que nous avons eu connaissance des Trésoms. Peu de moyens financiers en poche mais surtout du rêve et de l’ambition plein la tête, nous montons un dossier. Tout se précipite le 4 février 1998, quand le tribunal de commerce nous attribue l’affaire et ses 13 salariés en CDI, face à d’autres repreneurs. Alors que Pascal 33 ans, travaille encore sur Paris, je m’installe, à 28 ans, dans l’affaire avec ma
fille Juliette, 2 ans, et je réalise l’ampleur (un peu effrayante !) de la tâche. Sans relâche, je me suis investie avec Pascal, les Trésoms se sont (re)construits. Nous venons de fêter les 20 ans et je remercie mon époux d’avoir osé s’engager avec moi.

Où avez-vous puisé  votre énergie ?
J’ai une boulimie de faire et Pascal adhère mais remet la voile dans le bon sens ! Je suis une visionnaire, j’ose faire confiance. Je pense que c’est aussi le rêve qui me porte. J’aime me chercher dans mes retranchements, cela fait grandir.

Etes-vous féministe ?
Oui et je l’assume, mais le combat du féminisme doit être mixte.

Sportive ?
Oui, j’aime bouger et à Annecy, c’est facile. Le sport suspend le temps. J’aime le ski. J’ai fait de la chute libre, de l’escalade. J’ai chaussé les rollers. Je pratique régulièrement la course à pied et m’émerveille toujours en regardant le lac. Juliette a adopté le ski qu’elle a pratiqué à haut niveau jusqu’à son adolescence.

Votre coup de coeur vestimentaire ?
J’aime porter des talons.

Votre objet fétiche ?
Au fond de mon sac à main, je garde un galet ramassé sur une plage, il a un peu la forme d’un coeur. C’est Juliette qui me l’a donné.

Le livre que vous emmèneriez sur une île déserte ?
Un livre d’Alexandre Jardin, « Mademoiselle Liberté» ou « Les Coloriés » J’adore le monde de l’enfance.

Avez-vous été marquée par une personnalité venue aux Trésoms ?
Vincent Mac Doom. J’avais plein d’a priori à son sujet, mais j’ai appris à le connaître en partageant du temps ici avec lui, il m’a bousculée dans mes idées, c’est bien !

Qu’est ce qui vous agace ?
Le manque d’ouverture, de curiosité. Il faut s’enrichir des différences.

Et l’avenir ?
Il est entre les mains des jeunes. Ils apportent la révolution dont nous avons besoin dans le bio, la protection de l’environnement… Pour la suite des Trésoms, après ces 20 ans de bouillonnement, la route se poursuit avec 50 salariés. Nous faisons confiance à notre équipe dans une entreprise saine. Sachons écouter nos jeunes et observons-les pour accompagner ces richesses de talents. Prenons soin de nos salariés comme on prend soin de nos clients.

 

Plus d’infos sur le site des Trésoms