Mon beau sapin !

Vous rêvez d’un beau sapin de Noël, bien frais, bien de chez nous, qui rayonne pour les fêtes.
La solution ? Couper vous-mêmes (ou faites couper devant vous) l’arbre de Noël que vous aimez. C’est ce que propose Gérard Blanc, producteur et vendeur de sapins à Vallières dans l’Albanais et passionné tout simplement.
Il nous livre tous les secrets d’un beau sapin.

Expliquez-nous votre éthique.
J’ai dix hectares de terrain à Vallières autour de chez moi. Chaque client, pour la plupart des particuliers, choisit le sapin qui lui plait, c’est-à-dire qui l’attire le plus. L’arbre est coupé en direct devant lui. Je sers aussi beaucoup d’écoles et quelques vendeurs sur les marchés. Il s’est créé une telle effervescence au contact des clients que, pour rien au monde, ils ne manqueraient pas ce moment clef d’avant Noël.
La sapinière est désherbée de mars à novembre par des moutons de race shropshire, une espèce robuste et originaire de Nouvelle-Zélande dont la particularité est de ne pas manger les écorces ni les jeunes pousses des sapins. J’ai une trentaine d’animaux vivant en stabulation libre.

Quels sapins proposez vous ?
L’épicéa bien de chez nous, parfumé, rapide à la pousse. Mais celui, qui rencontre le plus de succès est le Nordmann, originaire du Caucase, aux aiguilles résistantes d’un vert argenté. Sa croissance est plus longue. C’est un travail de longue haleine. Il faut sept ans (depuis la graine) pour obtenir un arbre de 1,50 mètre. Tout dépend de la terre argileuse ou gravier. Je propose des arbres entre 80 centimètres et 4 mètres de haut. Les sapins ont trois ans quand ils sont plantés. Nous plantons au printemps, 10 000 sapins par hectare. Côté tarifs, il faut compter entre 12 et 29 euros pour un Nordmann jusqu’à 1,75 m, moins pour un épicéa. Certains sapins sont taillés pour obtenir une forme conique, mais mes clients aiment généralement la nature et optent de plus en plus pour des formes plus naturelles, et c’est tant mieux !

Quels sont les prédateurs du sapin ?
La sécheresse mais aussi l’excès d’eau qui fait jaunir les arbres. Pour la maladie, il arrive que le kermes, un parasite sous forme de boules, envahisse les épicéas. Je ne traite pas avec des produits chimiques.

Quelles sont les bonnes raisons de choisir un sapin naturel ?
Le sapin naturel est 100 % biodégradableIl purifie l’air en absorbant le carbone

  • Il est revalorisé en compost
  • Il est issu d’une récolte agricole
  • Un hectare de sapins immobilise, selon la taille des sapins, 95 à 145 tonnes d’oxygène et jusqu’à 480 tonnes de biomasse
  • Les sapins artificiels sont fabriqués à base de pétrole, dégagent du plomb et proviennent généralement d’Asie

 

Vos conseils de pro ?
Ne pas acheter son sapin trop tôt. Pour avoir un bel épicéa pour Noël, savoir attendre jusqu’au 20 décembre, il n’en diffusera que mieux son odeur. Un sapin souffre autant des aiguilles que des racines, alors attention à la chaleur. Sinon, le laisser quelques jours au frais à l’extérieur, sur un balcon par exemple. L’idéal est de le planter dans un pot ou un saut rempli d’eau et de graviers ou de cailloux, le maintenir le plus éloigné possible d’une source de chaleur. Une cliente m’a même raconté qu’elle avait mis un de mes sapins sur son balcon en ville jusqu’à fin mars !

Lieu : route des Régences à  Vallières 74 150
Tél. 04 50 08 12 47 – Mobile : 06 18 06 34 51