La nostalgie des poupées

Entre réalisme et imaginaire, les poupées de l’annécienne Marie Roux nous jettent des regards dont le naturel interpelle. On a envie de les embrasser, c’est presque à se demander si elles ne respirent pas.

Filles ou garçons les poupées mesurent 65 centimètres et transmettent chacune à leur manière un sentiment, une expression…

Ce sont des pièces uniques qui sortent des mains de cette artiste.

En pâte de polymère (Fimo) et sans moule, ni modèle, ces petites filles éclatent de naturel. Cette pâte est obtenue à partir de PVC. Une fois cuite au four, la pâte devient très dure. Elle est non toxique, ne s’émiette pas et ne colle pas aux doigts. Elle peut être moulée, sculptée, peinte, vernie. Cette technique nécessite une grande méticulosité. 

« Je réalise les vêtements et les accessoires de manière définitive pour une seule poupée, je les adapte à la position de la poupée. Certaines robes datent des années 1950, chinées chez un brocanteur annécien et retaillées à la taille de mes poupées. Les yeux sont en verre soufflé fabriqués de manière artisanale et les cheveux et les cils sont totalement naturels et proviennent d’Allemagne. Je suis amenée à les teindre, à les boucler ou à les raidir… » 

 

Le montage

« C’est l’expression du visage qui va faire naître le personnage, car quand je démarre une poupée, je ne sais pas encore comment elle sera au final. Le visage détermine le corps qui contient une armature métallique dans les membres. J’avoue avoir un faible pour les tâches de rousseur sur le visage. Parfois, mes poupées ont un objet dans leurs bras…» 

Marie Roux travaille au coup de coeur. « Ma toute première poupée, j’ai mis plus d’une année à la réaliser…, je me suis accrochée ! Et maintenant une poupée me prend plusieurs semaines de travail…» 

 

Plus d’infos

marie.roux74@yahoo.fr

Tél 06 08 50 71 36