En avant pour le « French Cancan » et les cabarets de la Belle Epoque

Aristide Bruant, chanteur à l’écharpe rouge. La Goulue, célèbre danseuse populaire de Cancan. Ces artistes sont l’emblème de la butte Montmartre à la Belle Epoque. Henri de Toulouse Lautrec affichiste, graveur, lithographe n’en rate pas une miette pour oeuvrer de sa griffe et de son oeil bien acérés. Mort à l’âge de 35 ans, le peintre au handicap physique lourd, livra en moins de 15 ans une production considérable où se distingue son art graphique.

La Fondation Gianadda à Martigny (Suisse) expose actuellement et pour la première fois en Europe une collection privée d’affiches et d’estampes choisies parmi les plus spectaculaires de Toulouse Lautrec.

 

Emotion garantie devant ces célèbres affiches grandeur nature aux noms de la Reine Blanche, du Chat Noir, du Moulin de la Galette et autres cabarets de la butte où les bourgeois venaient s’encanailler auprès de filles miséreuses.

Jupons, guêpières, jarretières, décolletés plongeants, il ne manquait que la musique du Cancan.

Lautrec traduit avec tendresse des scènes des marchandes d’amour devenues ses amies. Plongeon dans l’intimité des maisons closes sans fioritures et sans vulgarité. J’ai aimé la découverte des coulisses de la vie parisienne de La Belle Epoque où se cache sous une croûte de paillettes, une tristesse touchante et une amitié expressive envers Toulouse Lautrec, un peintre de la modernité libérée. A l’heure où les femmes revendiquent plus que jamais le respect du corps, on ne sort pas indemne de cette visite.

J’ai aimé la découverte des coulisses de la vie parisienne de La Belle Epoque où se cache sous une croûte de paillettes, une tristesse touchante et une amitié expressive envers Toulouse Lautrec, un peintre de la modernité libérée. A l’heure où les femmes revendiquent plus que jamais le respect du corps, on ne sort pas indemne de cette visite.

 

Immersion chez Nadar

© Collection privée, Fondation Pierre Gianadda.

Une prolongation de l’exposition est indispensable pour découvrir une série de superbes portraits (issus d’une collection particulière suisse) réalisés par Nadar, célèbre portraitiste du XIXe siècle dans son atelier parisien de la rue Saint-Lazare. Splendide mise au jour des visages des grands noms de la littérature, de la musique et des beaux arts que fréquentait Toulouse Lautrec. C’est plutôt sympa de voir en « vrai » les visages de Guy de Maupassant, Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Charles Beaudelaire, Gustave Courbet, Emile Zola, Alphonse Daudet, Claude Debussy…J’ai adoré m’attarder devant les clichés de ce photographe novateur, pionnier de la photo sepia à la lumière artificielle.

Il faut s’attarder devant la galerie de portraits des comédiennes et danseuses inconnues qui n’ont rien à envier aux mannequins du XXIe siècle.

A découvrir jusqu’au 10 juin 2018 à la fondation Gianadda à Martigny

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