Et si on se dopait au lait de jument ?

Très différent des laits que nous utilisons habituellement, le lait de jument est considéré depuis des millénaires comme la boisson de la santé et de la longévité.
C’est le lait le plus proche du lait maternel. 

A Saint-Martin Bellevue, Lucie Belluard fait (re) découvrir les bienfaits de ce produit naturel en chouchoutant six juments poulinières et un étalon reproducteur. Après des études dans la filière équine, cette passionnée nous livre ses secrets : « Après 11 mois de gestation, le poulain est enfin là ! Vers deux mois, il diversifie son alimentation et je peux commencer à traire. Pendant quatre mois, il faut traire deux fois par jour pour une production de deux litres par jument. La jument produit le lait à la demande, c’est donc le poulain à la tétée qui déclenche l’émission de lait. Il est immédiatement pasteurisé et mis en bouteille. Il doit être consommé dans les 21 jours, froid ou à température ambiante, à raison d’un verre par jour. Le lait de jument ne se chauffe pas.» 

Ce lait est extrêmement digeste car produit par un animal non ruminant. Il est adapté aux bébés, aux enfants et aux adultes. Riche en vitamines, minéraux, oligo-éléments et agents anti-bactériens, il peut compenser certaines carences liées au mode de vie moderne pouvant altérer les défenses immunitaires et les fonctions intestinales.

Pour ses chevaux, Lucie a choisi la race robuste Haflinger, originaire du Tyrol. «Je vends les poulains vers l’âge de 7 ou 8 mois qui s’adaptent aussi bien aux loisirs qu’à l’attelage.»

Et le goût du lait ? De consistance liquide comme de l’eau, il s’apparente au lait d’amande ou de noix de coco. 

En flacon de 25 cl ou d’1 litre, en vente dans certaines fromageries et fruitières du bassin annécien

contact : belluardlucie@gmail.com