Des images « belles, incongrues, inutiles »

Cet automne, les rues de Genève se tapissent d’affiches bizarres. Vous avez dit bizarre ?

Au milieu des publicités qui fleurissent dans la ville, elles interpellent obligatoirement.
En souvenir de Nicolas Bouvier, écrivain, photographe, iconographe suisse, disparu il y a 20 ans, la Bibliothèque de Genève lui rend hommage.
Il a exercé son métier d’iconographe dans les murs de la Bibliothèque de Genève alors dirigée par son père Auguste Bouvier.
«Si j’étais la municipalité de Genève, je prévoirais des cases d’affichage blanche our  un gars comme moi et puis on me payerait des affiches qui ne signifient rien du tout, qui ne vendent rien du tout, qui sont juste là pour faire rêver les gens : une magnifique anatomie coloriée, une magnifique aurore boréale faite à la fin du 17e. Vous trouveriez cela entre des oranges et des marques de chaussures, et puis vous auriez l’art dans la rue.» disait Nicolas (22 septembre 1975)
Une expo inédite «Follement Visuel» à découvrir dans l’espace public au fil des rues de la cité de Calvin.

Jusqu’au 24 octobre dans les rues de Genève

Et pour aller plus loin sur la vie de l’artiste genevois, un tour au premier étage de la bibliothèque s’impose pour découvrir le journal photographique du voyage de 1953-1955 sur la route de l’Asie qui dessinera l’ouvrage culte «L’usage du monde.» Magnifique récit mythique écrit et illustré par l’artiste paru en 1963 et à déguster sans modération. 

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