C’est quoi un sushi ?

Aujourd’hui en France on mange des sushis sous toutes les coutures. Les pauvres !
S’il y a un dieu des sushis là-haut dans le ciel, il doit voir rouge… Parce qu’en la matière, peu savent ce qu’ils mangent. Pour vous endormir moins ignorant ce soir, leçon au restaurant Hinata de l’hôtel Mirador au Mont-Pèlerin (Suisse) chez un maître sushi.

Vue spectaculaire depuis la salle de restaurant (c) Mirador

Alors… tout d’abord un sushi ne se mange pas puisque c’est le nom qui désigne l’ensemble de 4 mets différents : Les Nigiri composés de poissons et de riz, les Maki élaborés à partir de feuille d’algue, de riz et de différents ingrédients que l’on peut ajouter (avocats, saumon…) connus pour les California,

Détails de Nigiri (c) V.Blanc

les Tempura faits de légumes ou crevettes entourés d’une fine friture

Divers tempura (c) Mirador

et les Sashimi ou poisson nature. Ils sont servis avec de la sauce soja, du wasabi et pour ceux qui aiment du gingembre.

Différents sashimi (c) Mirador

A partir de cette base, les cuisiniers se font plaisir en déclinant les 4 mets selon leurs inspirations. Aller manger dans un restaurant spécialisé et non un fast-food vous permettra de comprendre combien ces plats qui semblent si simples sont en fait si compliqués à élaborer quand ils sont réalisés dans les règles de l’art.

Détails de Nigiri (c) V.Blanc

Il faut savoir qu’au Japon, les sushis sont des plats de fête. Etant réalisés avec les meilleurs ingrédients, les meilleurs poissons et demandant tout un art quant à la découpe et autres, ils sont très chers. Parce qu’au pays du soleil levant, on ne badine pas avec le savoir-faire, être un maître sushi est un travail de longue haleine. Pas de diplôme à la clé mais l’obligation de rester 10 ans au côté d’un maître qui enseigne à son élève l’art du sushi. Une décennie plus tard, la reconnaissance est acquise.

Evidemment, une touche occidentale est apportée à ces mets pour correspondre à nos goûts tout comme la touche personnelle du maître sushi. Rien n’est figé, de plus il n’est pas toujours simple de trouver en Europe les vrais bons produits pour élaborer ces sushis.

De beaux poissons très frais (c) V.Blanc

Maintenant que vous savez qu’un sushi c’est un art, faites vous plaisir en allant à Hinata car la cuisine japonaise ne s’arrête pas aux sushis ! Le Kara Age, poulet mariné deux jours avec une cuisson particulière et sa mayonnaise épicée thaï, croustillant à souhait est à tomber par terre comme tout le reste. Rapport qualité-prix rien à redire et le tout avec un Hinata unique,  en français dans le texte : endroit ensoleillé !

www.mirador.ch/en/page/hinata