A Chamonix, oui, mais sans mes skis, 2/2

Votre séjour à Chamonix continue, au programme de ce deuxième jour : des paysages, un peu de culture et quelques pauses bien méritées !

Connexion avec la nature
Qui a dit que la raquette était réservée au 3e âge ? Euh… pas moi …. En hiver, rien de tel qu’une balade raquettes aux pieds pour profiter des paysages, qui sont, rappelons-le, exceptionnels à Chamonix ! Pour une sortie à la demi-journée, prenez la direction du Bettey.  De ce petit village débute l’itinéraire de Samoteux. Comptez environ 2 heures de marche en raquettes, pour une boucle de 4 km, entre forêt et jolis chalets et le tout avec un dénivelé raisonnable (150m).

Corinne Jouin est accompagnatrice en montagne, membre de la Compagnie des guides de Chamonix. Sa spécialité en hiver ? La raquette, l’organisation de séminaires pour la Cie des guides et les paysages en papier minutieusement découpés (à retrouver à la librairie Landru).

Cet itinéraire offre une vue panoramique sur le massif et le Dôme du Goûter, l’Aiguille du Midi, ainsi que le désert de Platé. Mais n’oubliez pas de regarder vos pieds au risque de trébucher !

Un déjeuner comme en Scandinavie
Après cette sortie au grand air, c’est l’heure du déjeuner, au Comptoir Nordique à Chamonix. La carte promet « une cuisine qui fait du bien avec des produits aussi beaux que bons ». Dans l’assiette, le pari est tenu par le jeune chef Daniele Raimondi. D’origine italienne, il a débuté aux côtés de grands chefs avant de rejoindre le restaurant il y a 3 ans et de travailler la gastronomie nordique depuis un an. Comme en Scandinavie le poisson est à l’honneur.

En entrée, optez pour le saumon maison en gravelax, suivi de l’omble chevalier en croûte de pain. Au dessert, impossible de résister au sablé chocolat au lait, clémentine et son sorbet cacao amer. Le lieu est également un salon de thé et une épicerie (où l’on trouve une sélection de pâtisseries).
La bonne adresse ? Oui sans aucun doute, avec une formule déjeuner à 23€ (entrée + plat), pour une cuisine moderne qui allie saveur et originalité. https://lecomptoirnordique.fr/fr/

Quand la pause (culture) s’impose !
Jusqu’au 19 mai, la Maison de la Mémoire et du Patrimoine présente une exposition « 50 ans de dons » des amis du Vieux Chamonix. Cette association se donne pour objectif d’entretenir la mémoire pour les générations futures. Son importante collection est basée sur des achats et de nombreux dons d’objets par des particuliers. Au premier étage, l’exposition présente une sélection d’objets, évoquant l’histoire de Chamonix. Le 2e étage présente la vie à Chamonix : les alpages, les villages, les remontées mécaniques, les Jeux Olympiques…
Quels sont les trésors de l’exposition ? Un livre de 1561 « Chronique de Savoie »,des dessins de Samivel, des tableaux du peintre Gabriel Loppé, un meuble ayant appartenu à Michel Paccard l’auteur de la première ascension du Mont Blanc en 1786, une photo d’Adolphe Braun datant de 1862 (il n’y en a que 4 au monde)… Infos

Un Tea Time pour se réchauffer ?
Au milieu de l’avenue Michel Croz, direction « Joséphine ». Lydie et Laurent Mougenot, les propriétaires passionnés de brocante, ont imaginé cette brasserie comme un vieux bistrot des années 20. Mosaïque, carreaux de ciments, vitrines, objets chinés, banquettes cloutées, luminaires en verre… tout fait penser aux Années Folles. Les propriétaires ont fait appel à Christophe Bro architecte designer parisien.

Sur place, Renault Chevallier, architecte local, a suivi le chantier. « Joséphine fait écho à des bâtiments qui gardent encore l’histoire de l’art nouveau à Chamonix, comme le Majestic. Installé dans un bâtiment du début du siècle dernier à la toiture plate, le projet s’intègre parfaitement dans l’avenue Michel Croz, et donne même l’impression d’avoir toujours été là. Sa position en angle a dynamisé la rue et participe à l’espace public. Joséphine a également un rôle social. Du petit matin jusqu’au soir, sa vitrine éclairée est comme un phare pour Chamonix », explique Renault Chevallier.

Photos : Lorène Herrero, OT Chamonix, Daniel Ronnback, Yoan Chevojon et Solène Renault