48 h à Chamonix

Qui dit Chamonix, dit Mont Blanc, oui, mais pas que ! Chamonix n’est pas réservé aux alpinistes chevronnés ou aux bons skieurs souhaitant afficher la vallée blanche à leur tableau de chasse. Un séjour peut être l’occasion de profiter des belles adresses et des activités contemplatives.

Sur les pas d’une légende
Pour débuter votre visite, vous avez rendez-vous à deux pas de l’office de tourisme, devant la Maison de la Montagne, pour l’exposition en hommage à Roger Frison-Roche (jusqu’en juin 2021). Cette exposition présente la vie très riche de cet illustre personnage. La trentaine de panneaux a été réalisée par Catherine Cuenot à partir du fonds Frison-Roche. L’homme est originaire de Beaufort, en Savoie. Il arrive en train à Chamonix, à 16 ans, en 1923. Il devient secrétaire-interprète au syndicat d’initiative en vue des premiers Jeux Olympiques d’hiver qui auront lieu en 1924. Il intègre la compagnie des guides en 1930. Vingt ans après sa mort, il reste dans la mémoire collective. Il a marqué de son empreinte le 20e siècle. Beaucoup connaissent l’auteur du célèbre roman « Premier de cordée », mais l’homme a eu 1000 vies, à la fois alpiniste, guide, résistant, aventurier, grand-reporter, globe-trotter ou encore cinéaste.
Pour prolonger sa visite, on file chez les Editions Guérin où l’on dévore l’ouvrage dédié « Laissez-moi vous raconter le Mont Blanc », reprenant des textes et des photos en hommage à l’alpiniste et l’écrivain.

Tea time
Pour le goûter, on pousse la porte du Café du Genépi. Cette ancienne maison chamoniarde du début du 20e siècle accueille trois appartements en duplex et un café de pays au rez-de-chaussée. Pour le Groupe Mont-Blanc Collection (le Faucigny, le Génépi et le Whymper), Emmanuelle Delage a imaginé une ambiance montagne moderne. Ouvert tout au long de la journée, l’établissement propose une petite restauration en circuit court, avec un service au comptoir, d’un très bon rapport qualité-prix. Au goûter, on accompagne son thé d’une belle part de gâteau maison à choisir parmi la jolie sélection.

 

A table !
Le « Mumma » c’est la nouvelle adresse de Chamonix. Dans la cuisine ouverte et vitrée depuis la rue, officie David Lillieroth. Ce suédois est chamoniard d’adoption depuis presque 15 ans. Il a débuté en travaillant comme chef sur des yachts tout en voyageant beaucoup en Asie, grâce à un oncle habitant le Japon. Selon lui, « la gastronomie n’a pas de frontière et toutes les cuisines sont bonnes. » C’est ce qu’il s’applique à démontrer au Mumma, avec une carte cosmopolite influencée par l’Asie et l’Amérique du Sud. A la carte on commande plusieurs plats à partager (ou pas) pour découvrir les nombreuses saveurs : raviolis, ceviche, boulettes, pickles, tartare… La décoration se veut contemporaine, avec une petite cinquantaine de places et un espace bar.
Réservation obligatoire pour cette nouvelle adresse fortement appréciée. Infos ici

Ramener des souvenirs
La vallée de Chamonix abrite plusieurs artisans et notamment des amoureux du bois. C’est le cas de Peter Stelzner et Didier Simond. Le premier est originaire de Californie. Passionné de montagne et de ski, il a imaginé « Rabit on the roof », des skis de free ride, made in Chamonix. Chaque année il produit une soixantaine de paires de ski, toutes uniques et adaptées à chaque client. Ce travail d’orfèvre est réalisé avec du bois massif de différentes essences (ébène, ronce de frêne, noyer…). Il œuvre dans son atelier au Praz de Chamonix.
www.rabbitontheroof.net

Didier Simond est originaire de la vallée. C’est un double actif, moniteur de ski et autrefois menuisier. Il œuvre aujourd’hui avec son fils pour créer des couteaux « Le Chamoniard ». Chaque manche reprend la forme du Mont Blanc avec une gravure représentant la 1e ascension. Les manches sont réalisés dans des bois différents : noyer, genévrier, pin cembro… Certains sont plus originaux : en bois fossile récupéré sur la Mer de glace ou encore en défense de mammouth. L’artisan a également décliné ce couteau de poche en couteau de cusine.
www.lechamoniard.com

Un déjeuner gourmand
Le Comptoir Nordique s’est transformé en Comptoir des Alpes. Le décor et le chef restent les mêmes. C’est l’assiette qui ravit les papilles, de la mise ne bouche au dessert. Le jeune chef Daniele Raimondi revient à ses origines en proposant une cuisine franco-italienne : risotto, minestrone, paleron de veau, filet de perche, soufflé à la noisette du Piémont… Une jolie adresse, de très bon rapport qualité-prix avec un plat du jour à 16 € et menu à 32€ le midi. C’est aussi le QG des amateurs de chocolat chaud. Ici on le déguste fait maison, en version noir ou blanc réhaussée de piment d’Espelette, de vanille ou de chartreuse.
https://comptoir-des-alpes.com/fr/

Où dormir ?

L’hôtel Pointe Isabelle se situe à deux pas de la gare, dans l’avenue Michel Croz. On aime le papier peint à l’effigie d’Isabella Straton qui reprend ses bottes de ville et ses chaussures de montagne. Chambre double entre 75 et 200€ suivant la période.
https://pointeisabelle.com/

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Photo(c) LH – OT Vallée de Chamonix – Geraldine-Deprieck et Pointe Isabelle Chamonix